DOS & DON'TS






DU CÔTÉ DE VICELAND



DU CÔTÉ DE VBS



DU CÔTÉ DE THE CREATORS PROJECT



DU CÔTÉ DE NOISEY





LE NUMÉRO GIRLS M’A SAUVÉ LA VIE
Très cher Vice,

Merci mille fois pour le Vice spécial Girls!

Pour moi, 2006 a été une année de merde—j’ai perdu mon boulot, je me suis fait mettre par des tonnes de garçons sans intérêts (de manière très cosmopolite en plus, il y en avait un de Suède, un de L.A., et même le petit grassouillet venu du froid que j’avais niqué pour l’hygiène m’a plaqué), et en plus mon appart s’est fait cambrioler. Bref, je m’égare, le numéro de mars a été d’un grand réconfort. Encore mieux que la drogue, bien moins cher, ça c’est sûr, et bien plus stimulant au niveau intellectuel.

Grâce à vos articles sur les bizarreries féminines, je me sens beaucoup mieux. Même l’hiver n’a pas réussi à m’achever, bien que mon cœur soit dans un état de décrépitude absolue. Jusqu’à au moins cet été, les problèmes de garçons/thune/fringues n’arriveront plus à m’atteindre. Quant à ceux qui ne connaissent pas la gloire de votre magazine, PARDONNE LEUR, VICE, CAR ILS NE SAVENT PAS CE QU’ILS FONT.

Vôtre à jamais,

LA REINE MIDASS

On t’aime. Et on est heureux que le numéro Girls t’ait plu.


J’AI FAIM DE COMPLAINTES DOULOUREUSES ET CHIANTES
Vice,

Obj.: l’article «Besoin de souffrir». Ce déplorable résidus d’un esprit post-ado dépravé a probablement été vomi par une pseudo punkette pétée de thunes qui n’a sans doute jamais pris aucun risque de sa vie, ni eu à faire face à quoi que ce soit. À la recherche d’une sorte de catharsis fictionnelle pour prouver au monde entier à quel point elle est dure et vraiment déjantée. Bien sûr, cet exercice d’auto-flagellation semble complètement artificiel, puisqu’elle ne serait probablement pas assez courageuse pour risquer ce genre de chose pour de vrai.

Bravo au rédacteur en chef prêt à gober tout ça et qui perpétue la tradition de tromperie et de mystification de Vice (puisque l’«histoire de Mary» est un délire fictionnel) et qui en plus manipule ce lamentable récit pour le rendre le plus choquant possible.

Si, effectivement, une personne sur un million considère que la violence hardcore est extrêmement excitante sexuellement, il y a des endroits sur Internet consacrés à cette thérapie de choc immonde. Apparemment, Vice en fait partie.

Vice n’a fait qu’utiliser l’histoire de cette soi-disant Mary pour rabaisser encore plus le niveau de ce qu’il publie, se garantissant une place de choix dans le rayon «gros tas de merde».

JO
Via Viceland.com

Merci infiniment pour ta lettre, Jo. Nous l’avons appréciée, et nous aimons sincèrement recevoir des commentaires de toute la galaxie, quel que soit l’état mental de celui ou celle qui nous écrit.

«C’est vrai ou c’est faux?», voilà la question que s’est posée la plupart des lecteurs de l’article dont tu parles. Et tu sais quoi, Jo? Cet article est entièrement vrai. C’est dérangeant, on le sait, mais on vit dans un monde terrible, et tu en fais partie. Que tu le veuilles ou non.



SAUTE D’HUMEUR
Cher Vice,

Je comprends les blagues. Je sais rire de moi-même. J’ai adoré le numéro Girls, éclatant ET intelligent. J’ai souri, j’ai ri, j’ai approuvé, mais tout s’est arrêté quand je suis arrivée à la rubrique de Johnny Ryan. Cette page vous dessert...

Absolument pas drôle, et non seulement parce que ce n’était vraiment pas drôle (un cancer du sein lesbien? Ça veut rien dire), mais aussi parce que c’était blessant—je dirais même que c’était misogyne, et ce n’est pas un mot que j’emploie à la légère. Honte à l’auteur et honte au rédac-chef qui l’a approuvée.

NICOLE MORGAN
Toronto, Canada

La réponse de Johnny Ryan:

Nicole,

Lorsque j’ai écrit ces blagues, j’étais au beau milieu d’un divorce très douloureux, avec ma seconde femme. Elle m’a tout pris. Je n’avais plus un rond. Elle a monté mes enfants et mes amis contre moi et je suis devenu un gros drogué.

C’est à ce moment-là que Vice m’a contacté pour faire cette page Girls. Ils ont profité de moi alors que je n’étais pas dans mon état normal. Tu seras heureuse d’apprendre que depuis, je suis en thérapie et ça va bien mieux. J’ai totalement arrêté de dessiner des comics méchants et stupides, je suis maintenant coach de volley-ball pour des orphelins de Katrina, à la Nouvelle-Orléans. J’y vais jour après jour et j’essaye de devenir un être humain meilleur.

Bises,

JOHNNY



GIRLS DON’T WANT TO HAVE FUN
Bonjour Vice,

J’ai trouvé votre magazine par hasard sur le couvercle d’une poubelle. Étant très curieuse, je l’ai parcouru. Vous montrez des aspects que beaucoup ignorent mais qui, à vous lire, sont très courants. Ce magazine est destiné principalement à des jeunes filles, mais ne croyez-vous pas que les jeunes filles ont besoin de rêver et de croire un peu en l’amour?

Certes, vous prônez la liberté, l’évolution des mœurs. En effet, il ne faut pas se fermer au monde qui nous entoure. Mais par exemple «Besoin de souffrir» peut devenir un modèle pour des jeunes filles en quête d’une identité! Et pensez-vous aux femmes battues par leur mari (contre leur gré)? Quant à l’abécédaire, il est à la limite de la vulgarité. Je ne suis pas forcément coincée mais, quitte à vouloir informer, n’oubliez pas de parler des MST toujours omniprésentes aujourd’hui.

Merci toutefois de montrer que l’excision est malheureusement encore d’actualité. Ces jeunes femmes qui n’ont pas demandé de souffrir contrairement à «Besoin de souffrir». D’ailleurs, où est l’avis du psychiatre? Car ne faites pas croire que c’est normal de réagir comme cela. La société change, mais toutes les jeunes filles ne se font pas «baiser» par n’importe qui, n’importe où, certaines tiennent à leur virginité ou à leur dignité. Elles auront plus tard des vies tout à fait respectables, il est nécessaire de le rappeler dans cette société où le «cul» et la prostitution sont en hausse. On peut vivre sa sexualité sans coucher avec des inconnus et être heureuse, non?

On dirait que vous incitez à cela et si vous ne vous en rendez pas compte c’est encore plus grave. Faites attention à l’image que vous diffusez et aux conséquences car vous influencez les jeunes que vous le vouliez ou non. «VICE» est un très bon titre qui caractérise bien ce magazine. J’ai été fair-play en le lisant. Allez vous l’être en lisant au moins mon avis…

CORALIE B
Via letters@viceland.fr


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